À l’occasion des 50 ans du Florian Mantione Institut RH, Loïc Douyère et Augustin Valero se sont confiés à Métropolitain. Dans son édition du 22 septembre 2026, le magazine leur consacre une interview à la une, signée Xavier Paccagnella. Histoire du cabinet, évolution du recrutement, intelligence artificielle et regard sur le travail : un entretien qui éclaire leurs convictions autant que leurs parcours.
Sous le titre « La gueule de l’emploi », les deux dirigeants reviennent sur un demi-siècle de transformations depuis la création du cabinet par Florian Mantione à Montpellier, en 1976. Ils racontent les changements de méthodes, les questions qui traversent les entreprises et les rencontres qui ont construit leur métier.
Du Minitel à l’intelligence artificielle, cinquante ans de transformations
Les annonces diffusées sur le Minitel, les échanges par fax, l’arrivée d’internet puis le développement d’un logiciel métier : leurs souvenirs donnent une mesure concrète du chemin parcouru. Les outils ont changé, tout comme la vitesse des échanges et les attentes des candidats. L’entretien révèle d’ailleurs un paradoxe très actuel. Loïc Douyère raconte que certains candidats interprètent une réponse rapide comme le signe d’un traitement automatisé. Au point que le cabinet a dû préciser la place du consultant dans l’examen des candidatures. Comment gagner du temps tout en rendant l’attention portée à chacun perceptible ? Cette question traverse leur réflexion sur la technologie. À propos des échanges où une IA rédige la candidature tandis qu’une autre l’évalue, Loïc Douyère résume sa position :« À un moment, il n’y aura plus personne dans la pièce. Nous, on préfère rester dans la pièce. »Une formule qui donne le ton : dans cet entretien, les outils sont discutés à partir de ce qu’ils changent dans la relation entre les personnes.
Avant de recruter, comprendre ce dont l’entreprise a besoin
Une autre conviction occupe une place importante dans l’interview : un recrutement commence par la compréhension du problème à résoudre.« Nous partons toujours d’un diagnostic », explique Loïc Douyère.Augustin Valero développe cette idée à travers le rôle de l’audit. Une entreprise peut demander un recrutement alors que l’examen de son fonctionnement conduit à envisager du coaching, une autre forme d’accompagnement ou un besoin différent de celui formulé au départ. Cette manière d’aborder les demandes éclaire leur conception du conseil en ressources humaines : comprendre l’organisation, les personnes qui la composent et les conditions dans lesquelles elles travaillent. L’échange aborde aussi les limites du CV, les attentes des employeurs et les biais auxquels les recruteurs doivent eux-mêmes rester attentifs.
Regarder l’avenir d’une recrue et raconter son propre parcours
Que cherche-t-on à comprendre lorsqu’on rencontre un candidat ? Son expérience compte, mais Augustin Valero invite également à se projeter :« un manager, aujourd’hui, doit davantage s’intéresser à l’avenir d’une recrue qu’à son passé ».Comment pourra-t-elle évoluer ? Qu’est-ce qui lui donnera envie de rester ? Ces questions ouvrent la discussion sur le management, les choix professionnels et la place du travail dans la vie de chacun. L’interview laisse aussi une place aux histoires personnelles. Loïc Douyère évoque ses années dans la Marine et la découverte du management. Augustin Valero raconte son parcours entre l’Espagne, la Guyane et Montpellier. Tous deux reviennent sur leur rencontre avec le métier et la transmission auprès de Florian Mantione. Ces souvenirs donnent un visage à l’histoire du cabinet. Ils permettent aussi de comprendre d’où viennent les convictions que ses dirigeants défendent aujourd’hui. Découvrez l’entretien complet de Loïc Douyère et Augustin Valero dans Métropolitain : huit pages de souvenirs, de prises de position et de réflexions sur l’avenir du recrutement. Lire l’interview complète dans Métropolitain « La gueule de l’emploi », interview réalisée par Xavier Paccagnella, Métropolitain / 7 Officiel, n° 2337 du 22 septembre 2026, pages 6 à 13.