Florian MANTIONE propose aux passionnés des ressources humaines, du management, de la communication, un texte d'humeur et/ou d'humour.
N'hésitez pas à réagir :
- soit en "critiquant" ce texte,
- soit en faisant parvenir un de vos textes, qui pourra être diffusé en fonction de son intérêt.
HISTOIRE VECUE DE RECRUTEMENT
Le recruteur : Monsieur le candidat, en situation de crise, quel est le meilleur moyen pour devenir Millionnaire?
Le candidat : "Avoir été Milliardaire auparavant"
LE SYNDROME DU TEMPS
Un PDG demande conseil à son psychanalyste. De ses deux meilleurs collaborateurs, il ne sait lequel choisir comme directeur.
" Le premier est assez bien noté. De plus il est toujours en avance à ses rendez-vous.
- Méfiez-vous, répond le psy, c'est certainement un angoissé chronique. Et le second ?
- J'hésite, c'est un cadre très apprécié, mais il est souvent en retard.
- Vous avez raison. Ces retards ne peuvent que dénoter un important complexe de supériorité.
- Et bien je crois que je vais me rabattre sur une candidature externe, conclut le PDG. On m'a parlé d'un bon manager qui, lui, arrive régulièrement à l'heure. Je crois que je vais l'engager...
- Un obsessionnel, l'interrompt le psy, vous n'y pensez pas ! "
LE SYNDROME DU DODO
Connaissez-vous le dodo ?
Il s'agit d'un oiseau qui vivait sur l'île Maurice, à l'époque où l'île ne portait pas encore ce nom et où aucun être humain n'y habitait. Comme il n'y avait pas de prédateur, le dodo a volé de moins en moins, s'est engraissé et a perdu sa vigilance.
Puis, les hommes sont arrivés et se sont mis à chasser les dodos. Nullement préparés à cette guerre sans merci, les dodos ont été totalement anéantis.
Il en va de même pour les entreprises : la concurrence est stimulante, les contraintes du marché nous obligent à faire de "l'exercice" et à garder la forme.
Le problème est qu'avec l'opulence, nos entreprises se sont engraissées, avec des effectifs pléthoriques dans les sièges sociaux, avec des postes de travail où le confort l'a emporté sur la rentabilité, avec des frais de fonctionnement, de missions/réceptions très confortables...
Gageons que les contraintes de la période formidable que nous vivons joueront l'effet d'un "régime Montignac" pour la gestion de nos entreprises et que, demain, les plus sveltes et les plus dynamiques seront toujours dans la course...
LE SYNDROME DE LA GRENOUILLE
Prenez une grenouille vivante. Jetez-la dans une casserole d'eau bouillante. Elle réagira de suite, se débattra et en ressortira immédiatement.
Prenez la même grenouille vivante, et jetez-la dans une casserole pleine d'eau tiède. Faites chauffer tout doucement. Que croyez-vous qu'il adviendra ? Elle va cuire à petit feu et quand elle comprendra son sort, elle sera incapable de réagir, de sauter par dessus la casserole.
Notre économie vit actuellement le "syndrome de la grenouille", ou, tout au moins, certains chefs d'entreprise, certains cadres sont en train de se faire piéger en ne réagissant pas, en n'anticipant pas.
A cela, il existe deux solutions, une individuelle et une autre collective :
La solution individuelle suppose que l'on sorte immédiatement de la casserole, alors qu'il est encore temps ; c'est à dire une diversification vers des créneaux plus porteurs. Mais cela nécessite d'anticiper et d'être suffisamment flexible pour réagir. Ce n'est pas facile, car il faut tout à la fois diminuer ses charges et conquérir un nouveau chiffre d'affaires.
La solution collective suppose qu'un pompier vienne éteindre le feu ; cela passe par une relance de l'économie avec de grands travaux d'Etat, des taux d'intérêts moins élevés, une pression fiscale plus faible, une inflation salutaire, bref la confiance retrouvée.
Le problème, c'est que nous ne sommes pas des économistes ; les économistes demain, après la "crise" expliqueront quelles en étaient les causes. Aujourd'hui les entend-on ? Hier, les a-t-on entendu ?
Alors prenons nous en charge et n'attendons pas passivement le bout du tunnel !